Le mot « couscous » désigne d’abord une graine, et c’est là toute la clé. On roule de la semoule de blé dur — ou de l’orge concassée — humidifiée à la main jusqu’à former ces minuscules perles qui, une fois gonflées à la vapeur, feront tout le plat. Ce n’est pas une sauce ni une cuisson : c’est un féculent, la base sur laquelle vient se poser tout le reste. Sans graine, pas de couscous.
Autour de cette graine gravitent trois éléments. Le bouillond’abord, parfumé aux légumes et aux épices, versé à la louche pour que le grain s’imprègne ; les légumes de saison ensuite — carottes, courgettes, navets, pois chiches — mijotés dans ce même bouillon ; et enfin les viandes, aux trois viandes (agneau, poulet fermier, merguez) ou en version végétarienne, tout aussi copieuse. La cuisson vapeur, elle, se fait en plusieurs passages, entrecoupés de repos où l’on aère le grain à la fourchette : c’est ce qui garde chaque perle distincte, gonflée et jamais collante.
Chez nous, cette graine a une particularité : elle est roulée au blé d’orge, plus rustique, plus digeste et naturellement riche en fibres. Une manière de rester fidèle à notre credo « moins de sucre, plus de plaisir » jusque dans le plat du midi.