Brunch servi tous les jours de 10h à 15h30 — découvrir les formules

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Le Journal · Guide · Salon de thé oriental

Que manger lors d’un brunch oriental

Entre les mezzés du Levant et les douceurs du Maghreb, le brunch oriental est une table de partage où l’on picore longtemps. Voici tout ce qu’on y trouve, gamme par gamme, pour composer une assiette généreuse sans jamais se sentir alourdi.

Table de brunch oriental dressée : pains, mezzés, olives, œufs et thé, dans l'esprit d'un salon de thé du Levant
Une table de brunch oriental, entre Maghreb et Levant

L’essentiel

Un brunch oriental réunit un pain maison tiède (msemen, batbout ou pita), une base salée comme des œufs façon shakshouka, une trilogie de mezzés — houmous, moutabal, labneh — et quelques olives au citron confit. Vient ensuite la note sucrée : miel d’oranger, confiture de figue ou de rose, dattes et une petite douceur. On termine par des fruits frais, le tout accompagné d’un thé à la menthe ou d’un café. C’est un repas de partage, en petites portions multiples, où l’équilibre entre salé et sucré fait toute la différence.

Le principe

Le brunch oriental, qu’est-ce que c’est ?

Le brunch oriental est la rencontre de deux traditions : celle du Levant — Syrie, Liban, Palestine — et celle du Maghreb. Il emprunte au brunch anglo-saxon son format tardif et convivial, mais en remplace le contenu par les saveurs de la Méditerranée orientale : pains plats, mezzés, fromages frais, herbes, agrumes confits et fleurs d’oranger.

Sa grande particularité tient à la multiplicité des petits plats. Plutôt qu’une assiette unique, on dresse une table couverte de bols et de ramequins que chacun se partage. On alterne le salé et le sucré au fil du repas, on trempe un pain dans l’huile d’olive puis dans le miel, et l’on prolonge le moment autour d’un thé. C’est autant une manière de manger qu’une façon de recevoir.

Salle d'un salon de thé oriental : banquette en velours vert, suspensions en laiton et grande table propice au brunch partagé
Un brunch se partage sans se presser
Petits pains briochés maison fourrés à la figue et saupoudrés de graines de sésame
Le pain, toujours tiède, ouvre la table

Le socle

Les pains, le socle de la table

Rien ne commence sans pain. Le msemen, cette crêpe feuilletée maghrébine, se déguste tiède, arrosé de miel ou nappé de beurre doux. Le batbout, petit pain rond cuit à la poêle, sert d’écrin à tout ce qu’on veut y glisser. Côté Levant, la pita artisanale se déchire pour saucer le houmous, et le pain au levain apporte du caractère aux tartines salées.

Ces pains ne sont pas de simples accompagnements : ce sont des outils. On s’en sert pour attraper, pour tremper, pour rouler une bouchée de labneh à l’huile. Un bon brunch oriental en propose plusieurs, de textures différentes — le moelleux du batbout, le feuilletage du msemen, la souplesse de la pita — afin que chaque mezzé trouve son partenaire idéal.

Le versant chaud

Le salé : œufs, labneh et fromages frais

Le cœur chaud du brunch oriental, ce sont souvent les œufs. La shakshouka — œufs pochés dans une sauce de tomates et de poivrons doucement épicée au cumin — en est la version la plus généreuse. On la sert dans son plat, à même la table, et l’on y trempe le pain. D’autres préfèrent les œufs brouillés à la tomate, les œufs mollets, ou un œuf poché posé sur une tartine d’avocat et de zaatar.

Le labneh occupe une place à part. Ce fromage frais obtenu en égouttant le yaourt, nappé d’un filet d’huile d’olive et saupoudré de zaatar, est d’une fraîcheur qui équilibre les pains et les œufs. On le retrouve nature, aux herbes, ou relevé d’ail. À ses côtés, les fromages frais et la feta apportent le sel et le gras qui rassasient sans lourdeur.

Certaines tables ajoutent une touche plus contemporaine : saumon fumé et cream cheese aux herbes, avocat et feta. Ces éléments modernes cohabitent sans mal avec la tradition, à condition de rester dans l’esprit du partage — de petites portions, plusieurs saveurs, aucune assiette qui domine les autres.

Le trésor du Levant

Les mezzés à ne pas manquer

Les mezzés sont ces petits plats à partager qui font l’âme d’un brunch oriental. En voici trois qui ne devraient jamais manquer :

Les tartinables

Houmous & moutabal

La purée de pois chiches au tahini et le caviar d’aubergine fumée forment le duo de base : onctueux, fumé, relevé de citron. On y trempe le pain sans compter.

Le croustillant

Falafels & fatayer

Boulettes de pois chiches dorées et petits chaussons aux épinards ou au fromage apportent le contraste chaud et croustillant qui réveille la table.

La fraîcheur

Taboulé aux herbes

Le taboulé libanais, riche en persil, menthe et boulgour, allège l’ensemble d’une note verte et acidulée. Un contrepoint indispensable aux mezzés plus riches.

L’autre rive

Les saveurs du Maghreb dans l’assiette

À côté des mezzés du Levant, le Maghreb apporte ses propres marqueurs. Les olives marinées et le citron confit installent d’emblée une acidité franche et salée qui aiguise l’appétit. La salade marocaine — tomates et concombres finement taillés, oignon et herbes — se glisse partout comme une respiration.

Le zaatar, ce mélange de thym, sumac et sésame, mérite une mention particulière : mêlé à l’huile d’olive, il se tartine sur le pain ou saupoudre le labneh, et signe instantanément un plat comme oriental. On croise aussi l’amlou, cette pâte d’amandes, de miel et d’huile d’argan qui fait le pont entre le salé et le sucré, et se dévore sur un msemen encore chaud.

Cette double origine, levantine et maghrébine, est précisément ce qui rend le brunch oriental si riche : on ne choisit pas entre les deux, on les réunit sur la même table, et chacun compose son voyage.

La touche douce

La part sucrée d’un brunch oriental

Le sucré ne clôt pas le repas, il l’accompagne. Le miel d’oranger, les confitures de figue ou de rose, la pâte à tartiner artisanale se posent à côté des mezzés salés. Les dattes Medjoul, charnues et caramélisées, se picorent entre deux bouchées.

Viennent ensuite les douceurs orientales — baklawa et maamoul à la pistache, sablés fondants à la fleur d’oranger — pensées moins sucrées pour ne pas écraser le café. Un bol de yaourt grec, granola maison et miel offre une alternative plus légère mais tout aussi gourmande.

Plateau doré d'un assortiment de douceurs orientales : baklava, nids de pistache et maamoul, pour la part sucrée du brunch
Smoothie mangue et fruit de la passion entouré de fruits frais, pour la note fruitée d'un brunch oriental
Fruits de saison et jus frais allègent la table

La respiration

Les fruits et la note de fraîcheur

Face à la générosité des pains et des mezzés, les fruits jouent le rôle de la respiration. Fruits de saison en morceaux, éclats de grenade acidulée, quelques pistaches concassées : ces touches fraîches et croquantes réveillent le palais entre deux bouchées plus riches.

Les jus frais du jour et les smoothies prolongent cette fraîcheur. Mangue-passion, fruits rouges ou une citronnade maison viennent équilibrer l’huile d’olive et le miel. C’est cette alternance constante — chaud et froid, salé et acidulé, riche et léger — qui explique qu’on puisse s’attabler une heure sans jamais se sentir lourd.

L’accord

Que boire pendant un brunch oriental ?

Le thé à la menthe fraîche reste la boisson emblématique, servi brûlant et légèrement sucré : son amertume mentholée nettoie le palais entre les plats. Le café lui tient compagnie, qu’il soit de spécialité — espresso, flat white — ou syrien, parfumé à la cardamome et servi lentement dans sa cafetière de cuivre.

Pour la gourmandise, un latte infusé au jasmin ou à la pistache prolonge l’esprit du lieu, tandis qu’un jus frais du jour apporte la note désaltérante. L’important est de varier : une boisson chaude pour le réconfort, une boisson froide pour la fraîcheur, comme on varie les plats. Un brunch oriental réussi se boit autant qu’il se mange.

En pratique

Comment composer son assiette

La logique du brunch oriental n’est pas celle de l’entrée-plat-dessert, mais celle du partage simultané. On dispose tout au centre et l’on picore. Pour bien commencer, prenez un pain, une cuillère de deux ou trois mezzés, une portion salée chaude (les œufs), et laissez de la place pour le sucré et les fruits.

Un bon repère : pour chaque personne, comptez un pain, deux à trois mezzés, une base protéinée (œufs ou fromage frais), une touche sucrée et quelques fruits. Alternez à chaque bouchée les textures — le crémeux du houmous, le croustillant d’un falafel, le fondant d’une datte — et les températures. C’est cette diversité, plus que la quantité, qui donne l’impression d’un festin.

Enfin, prenez votre temps. Le brunch oriental est un repas long, ponctué de thés que l’on resert ; il se vit à plusieurs, en conversation, dans l’esprit de l’hospitalité levantine où l’on ne quitte jamais la table trop vite.

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À éviter

Les erreurs à éviter

La première erreur est de tout charger sur une seule assiette comme au buffet. Le brunch oriental se savoure par petites portions successives : mieux vaut se resservir que noyer les saveurs. La deuxième est d’oublier l’acidité : sans citron confit, sans taboulé, sans un peu de grenade, l’ensemble devient vite lourd.

On néglige aussi parfois les pains tièdes : un pain froid ou industriel casse tout l’équilibre d’une table par ailleurs soignée. Enfin, ne bâclez pas le sucré en le reléguant à la toute fin : dans la tradition orientale, le miel et les douceurs se glissent dès le début du repas, à côté du salé. C’est ce dialogue permanent entre les deux qui fait la magie du genre.

Bon à savoir

Questions fréquentes

Quels sont les incontournables d'un brunch oriental ?

Un pain maison encore tiède (msemen, batbout ou pita), une base salée comme les œufs façon shakshouka, une trilogie de mezzés (houmous, moutabal, labneh), quelques olives et citron confit, puis une note sucrée au miel d’oranger et des fruits frais. Le tout accompagné d’un thé à la menthe ou d’un café.

Un brunch oriental est-il plutôt salé ou sucré ?

Les deux, et c’est justement sa richesse. On y trouve un versant salé généreux (pains, œufs, mezzés, fromages frais) et un versant sucré discret (miel, confitures de figue ou de rose, dattes, douceurs). L’équilibre entre les deux est la signature d’une belle table orientale.

Le brunch oriental convient-il aux végétariens ?

Très bien, même. Houmous, moutabal, falafels, labneh, taboulé, œufs, fromages frais, pains et douceurs composent déjà un festin sans viande. Il suffit d’écarter la charcuterie ou le poisson fumé de certaines formules plus modernes.

À quelle heure prend-on un brunch oriental ?

En fin de matinée et jusqu’au début d’après-midi, généralement entre 10h et 15h30. C’est un repas long, que l’on partage sans se presser — l’esprit même du brunch, prolongé par l’hospitalité orientale.

Combien de plats faut-il prévoir par personne ?

Comptez un pain, deux à trois mezzés, une base salée (œufs ou fromage), une touche sucrée et des fruits. Le brunch oriental se vit en petites portions multiples que l’on picore, plutôt qu’en une seule grande assiette.

Quelle boisson accompagne le mieux un brunch oriental ?

Le thé à la menthe fraîche reste la référence, aux côtés du café — de spécialité ou syrien à la cardamome. Un jus frais du jour et, pour la gourmandise, un latte infusé au jasmin complètent idéalement la table.

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